Clarisse se leva et se plaça derrière le fauteuil. Mais Curtis l'arrêta.
- Non, attends. Je vais le faire.
- Je ne pourrai plus jamais aller à la piscine, se lamentaCurtis.
- Si, tu pourras, le contredit Clarisse. Tu réussiras à remarcher.
- Tu ne sais pas ce que c'est, Clarisse. Tu ne sais pas ce que c'est d'être assis dans ce fauteuil alors qu'on a déjà réussi à marcher; Tu ne sais pas ce que c'est que de se réveiller chaque matin et de savoir qu'on ne pourra pas marcher. Tu ne sais pas ce que c'est d'être obligé de se faire aider pour bouger, ne serait-ce que d'un centimètre. Tu ne sais pas ce que c'est. C'est vrai que depuis que tu m'as annoncé la nouvelle je ne suis pas de bonne humeur. Mais comprends-moi!
Clarisse ne répondit rien et regarda la fille de la chambre 136C.
- Pourquoi n'êtes-vous pas aller voir votre fils? demanda-t-elle franchement à la femme qui lui ouvrit.
- Clarisse, tu ne peux pas comprendre, répondit cette dernière.
- Je comprend que vous n'avez pas le courage de voir la vérité en face! Pourtant vous êtes forte!
- Et bien je suis fatiguée d'être forte!
Clarisse ne comprenait pas. A ses yeux, la mèr de curtis était une femme forte et très belle, qui ne se laissait jamais abattre. Lors du décès de son mari, elle avait assuré le remboursement de tous ses prêts et avait entrepris de trouver un travail sans jamais se plaindre. Mais aujourd'hui elle se laissait abattre et Curtis en souffrait. Et ça, Clarisse ne le voulait pas.
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